Une recette du Chaudron — la cuisine de nos régions.

Le mot du Chaudron1 min de lecture
Le pommeau n’est pas un cidre, et ce n’est pas non plus du calvados. C’est un troisième état de la pomme normande : un moût frais, du jus qui n’a pas encore fermenté — et qui ne fermentera jamais, puisque l’eau-de-vie l’en empêche. Deux tiers de jus, un tiers de calvados, à peu de chose près. Le sucre reste où il est.
Puis on attend. L’appellation Pommeau de Normandie, reconnue en 1991, impose quatorze mois de fût de chêne avant la mise en bouteille. Quatorze mois pendant lesquels deux liquides qui n’avaient rien à faire ensemble finissent par ne plus se distinguer. Ce qu’on prépare chez soi ne portera jamais ce nom — il est réservé aux producteurs normands qui suivent le cahier des charges — mais le principe, lui, se reproduit. C’est un bel exercice de patience.
On le sert frais, dans un petit verre, à l’apéritif. Les Normands le sortent aussi à table, sur un foie gras ou un melon, là où son sucré tient tête sans écraser.
Quantités réduites pour — certaines (œuf, citron, ail…) sont arrondies au plus pratique.
Le mode cuisine mains libres, les quantités qui s’ajustent, ton frigo qui te dit s’il ne manque rien — et 2 798 recettes du terroir.
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